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Mercredi, 12 janvier 2005Duel sur les clous #2
J'ai passé quelque temps en Allemagne il y a quelques années et je crois bien que c'était le paradis des passages pour piétons.
Là où en France il faut nager au milieu des crocodiles, le passage pour piétons est un gué sûr, fiable et serein en Allemagne. Quel plaisir de traverser la route sans avoir à forcer le passage ! Les voitures s'arrêtent -prévenantes- au moindre signe que l'on peut faire en direction d'un passage clouté, même sans franchissement. La traversée de la route est un dû pour les piétons ... du moyen qu'ils tentent de traverser dans les clous et surtout pas en dehors. Là par contre, on est plutôt la cible à abattre, chassée par les voitures mais aussi par les autres piétons ! Les règles sont simples : on ne traverse qu'aux passages prévus, mais rien ne doit entraver ou retarder le franchissement de la route. Pour moi, ce serait la liberté, la fin de la prise de risque quand je vais au travail le matin. Joie. Récemment en vacances en Suède, je m'attendais un peu à retrouver cette rigueur germanique faite de règles que personne ne pense à enfreindre. Et bien pas du tout, les suédois se comportent comme les latins : traverser n'importe où, n'importe comment et se battre pour traverser, même dans les "clous". Je m'y suis senti comme chez moi. Il paraît qu'en Angleterre, ça se passe un peu comme en Allemagne. Il faudra que je vérifie ça un jour. Samedi, 8 janvier 2005Liberté d'expression contrôlée
Plus j'étends ma lecture des blogs, plus je me rend compte des difficultés que cela représente.
Il faut tenir la route. Pour certain, la lassitude l'emporte ou le sujet traité s'épuise ou n'est pas assez actif. Denis Boudreau débutait mal l'année 2005, mais semble s'être repris depuis. Il faut contrôler attentivement ce qui est écrit. Ceci est mon site personnel par définition : le nom de domaine du site est mon nom de famille et j'y ai mis mon CV. Des recruteurs y passent quelquefois, quelquefois lisent aussi mes billets. Par conséquent, je ne peux pas y écrire n'importe quoi. Maurice Svay l'a bien compris, puisqu'il pense blogguer autre part pour des sujets plus personnels (peut-être plus dérangeant). Donner ces opinons, faire avancer le schimlblick sont les buts d'un blog. Mais la censure est obligatoire. Ecrire autre part, anonymement de plus, c'est ne plus avoir de limite ou de censure, ainsi qu'admettre et accepter que l'on a des idées qui peuvent nous desservir. En parlant de mondialisation, je prend le risque de passer pour un "pro" ou un "anti", ce qui n'est pas mon but. En espérant que mes lecteurs sauront me replacer dans le bon le chemin. Jeudi, 6 janvier 2005Duel sur les clous #1
Chaque matin, je dois me battre pour traverser une bande d'asphalte d'à peine trois voies. Elle est juste à côté de chez moi et malheureusement assez passagère.
Selon les jours et mon humeur, deux techniques se présentent : - la technique je-force-le-passage-car-je-suis-en-forme - la technique je-me-fais-entuber je-force-le-passage-car-je-suis-en-forme C'est à ces moments là que se produisent de vrais duels, entre le piéton et la voiture. Il faut les voir ces boulides qui accélèrent comme des malades parce qu'ils pensent qu'ils peuvent avoir le prochain feu au vert ... pour gagner 3 minutes. Mais ce n'est pas le débat. Cette rue ressemble un peu à ces rivières d'Afrique où les crocodiles attendent patiemment que les gnous se jettent à l'eau. Et moi je tente de nager au milieu des voitures. Les jours où je suis en forme, je provoque les voitures en duel. Je cherche le regard des conducteurs (pas facile, il y a trois voies), et quand ils m'ont vu je sais instantanément si je vais pouvoir traverser. Quelquefois ça marche, une voiture s'arrête, puis deux. Mais attention il reste encore la troisième voie. C'est le moment le plus dangeureux, car une voiture peut débouler sur cette 3è voie, exaspérée par l'arrêt des voitures sur les autres voies et le feu qui va passer au rouge un peu plus loin. Pour le moment, je m'en suis toujours sorti vivant. A la différence des gnous qui sont en troupeau et traversent une fois par an, je suis seul sur le passage et je traverse tous les jours. Quelquefois aussi ça ne marche pas. je-me-fais-entuber Ca, c'est pour les jours de déprime, de pluie, de fatigue ou quand je capte pas le regard des conducteurs. J'attend, j'attend. Il faut attendre que la route se libère, trouver la bonne configuration de voitures qui va me permettre de traverser sans encombres. Je cours aussi. La journée commence mal. La législation L'article R415-11 du code de la route stipule que " Tout conducteur est tenu de céder le passage aux piétons régulièrement engagés dans la traversée d'une chaussée." Voilà, c'est simple, si on est pas engagé sur la route, les voitures ne sont pas tenues de s'arrêter. J'ai un peu voyagé, et certains pays ont des comportements beaucoup plus civilisés (j'y reviendrai). Mais à la lecture de la loi, tant que je reste sur le troitoir, les voitures ne semblent pas être tenues de s'arrêter. Grrr... Remarque : Il m'a fallu une demi-heure pour construire le lien vers l'article du code de la route. Après avoir vainement tenter de copier-coller le lien que j'obtenais en cherchant le fameux article R415-11 du code de la route (je n'obtenais que des erreurs de session qui n'existe pas), je suis tombé sur un tout petit lien en bas de la page d'accueil. Pour une obscure raison, il faut construire le lien à la main, selon des règles assez complexes. Regardez le paragraphe 3 ... Mercredi, 5 janvier 2005La course aux chiffres
J'ai entendu hier soir à la radio que l'Allemagne avait annoncé avoir débloqué 1/2 millard d'euros sur deux ans pour aider les victimes du tsunami en Asie du sud-est. C'est à celui qui donnera le plus.
L'intention est très louable mais j'ai tout de même du mal à croire et à comprendre ce gigantesque élan de solidarité qui court depuis quasiment dix jours. Le phénomène de modialisation se caractérise principalement par ses impacts au niveau économique : - délocalisations - déréglementations - accroissement en général des richesses des pays en voie de développement - tourisme partout, tout le temps, par de plus en de gens Mais cette fois-ci, c'est un nouveau type d'échange qui se met en place. Au début, les pays riches, mais aussi certains pays qui ont donné selon leurs moyens (le symbole est très fort je trouve), ont donné des aides d'urgence. La phase deux démarre aujourd'hui, avec cette réunion entre de nombreux chefs d'états, têtes politiques connues et d'instutions mondiales. Il s'agit d'utiliser correctement l'argent récolté en pérénisant la reconstruction des pays dévastés et ne laissant pas leurs habitants vivre sans maison ou sans infrastructures après avoir échappé à la mort. Une mondialisation de la solidarité en quelque sorte. Personnellement, j'ai un peu l'impression d'assister à la mise en place par les pays riches d'une sorte de plan Marshall. On verra à l'avenir si cette solidarité peut se reproduire, et surtout si elle est sincère. Lundi, 3 janvier 2005Un domaine de plus acquis à la Chine
L'info est passée presque inaperçue, pourtant elle va avoir un impact énorme sur le marché du textile mondial. Libération rapporte la mise en application de la dérégulation totale du marché du textile au niveau mondial.
Si on ne parle déjà plus de ce type de produits manufacturés dans nos pays dits "du nord", ils font vivre quantité de personnes dans divers pays "du sud". Le passage le plus intéressant de l'article concerne les impacts sociaux qu'impose la domination de la Chine : "la Chine tire les standards sociaux vers le bas". Alors qu'habituellement, le développement économique d'un pays s'accompagne d'une progression des droits sociaux des habitants, cette fois-ci, elle les tire vers le bas à cause de la concurrence. Quand on sait de plus que les bas prix de la main d'oeuvre sont aussi le fait du travail des enfants, on ne peut que s'inquièter ... Voir aussi les articles complémentaires de Le Monde et de Libération.
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